Amani Abeid Karume, Président de Zanzibar a évoqué lundi 19 octobre les grands défis posés au monde et à l’Unesco lors de son intervention devant la 35e session de la Conférence générale de l’Unesco.
Après avoir décrit les progrès réalisés par son
pays en vue d’offrir à tous une éducation de base de qualité
d’ici 2015 comme le prévoit l’un des objectifs du Millénaire,
le Président de Zanzibar a déclaré : « Notre démarche a
consisté à proposer une éducation adaptée aux populations et cela
a très bien marché ».
Il a décrit la façon dont les gens ont été
impliqués dans la construction de leurs écoles communautaires,
tandis que le gouvernement se chargeait de fournir les enseignants et
de mobiliser le secteur privé au service du développement de
l’éducation. Dans le même temps, l’accès à une eau saine, la
santé publique, etc. étaient améliorés, a ajouté Amani Abeid
Karume, en mettant l’accent sur le lien entre le développement de
l’éducation et ces autres secteurs.
Le Président de Zanzibar a également déclaré que
«la 35e session de la Conférence générale de l’UNESCO
intervient à un moment où le monde affronte de grandes crises.
Notamment la crise du changement climatique, la crise de l’énergie,
la crise alimentaire et, plus récemment, la crise économique et
financière. Elles touchent davantage les pays pauvres et les groupes
les plus vulnérables […] Il me semble que, plus que jamais,
l’UNESCO a un rôle crucial à jouer pour sensibiliser les
gouvernements et la communauté internationale à l’importance du
secteur social et à la nécessité d’investir davantage dans
l’éducation ».
A propos des modèles de production et de
consommation non durables, le Président a dénoncé l’effet
dévastateur du réchauffement climatique sur les productions
énergétique et alimentaire, sur le secteur de la pêche, sur les
disponibilités en eau et sur le tourisme « dans les pays
pauvres qui se trouvent surtout en Afrique. Ces pays sont moins
industrialisés et ils ont peu contribué aux émissions de gaz à
effet de serre. Ils ont pourtant à subir le lourd fardeau du
changement climatique ».
Amani Abeid Karume a aussi déclaré que « dans
de nombreuses régions du globe, la vie est menacée du fait de
catastrophes liées à l’activité humaine, de guerres et du
VIH/sida. Les conflits augmentent et représentent une menace pour la
partie de la population la plus productive, en particulier en
Afrique. L’inégalité entre les sexes et une offre insuffisante
d’éducation de qualité restent monnaie courante, de même que les
violations des droits de l’homme. L’UNESCO a un rôle crucial à
jouer en vue de faire le lien entre paix et développement durable,
de promouvoir le dialogue parmi les civilisations, les cultures et
les peuples, ainsi que le respect de l’autre et le respect de la
diversité culturelle ».
Le président a eu des entretiens avec le Directeur
général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, lors de sa visite à
l’Organisation.
...
2009-10-21
|